Une émission de la RTBF La Première - « Et Dieu dans tout ça ? - le magazine des philosophies et des religions »
Les handicapés mentaux et les personnes atteintes de troubles mentaux peuvent également avoir une vie spirituelle. C’est en partant ce constat que des organisations religieuses ont créé quelques (rares) structures capable de les accueillir. D’autre part, dans le monde très particulier des hôpitaux psychiatriques, des aumôniers religieux sont présents et remplissent un certain rôle auprès des patients… Certains les tolèrent, d’autres non.
C’est un sujet inhabituel, complexe et même assez délicat ; un sujet sur lequel, d’ailleurs, la presse ne fait généralement pas ses gros titres et qui, pourtant, est extrêmement révélateur de l’état de notre société. Dans les années 1960, au moment même où la médecine psychiatrique connaissait une révolution importante, quelques pionniers lancèrent des expériences qui existent toujours aujourd’hui et qui visent à accueillir, d’une part, des handicapés mentaux adultes (communautés de l’Arche – Oeuvre de Jean Vanier) ou, d’autre part, de permettre à des personnes souffrant de troubles psychiques d’accéder à une vie religieuse pleine et entière (congrégation Notre Dame de l’Espérance – prieuré d’Herchies) Mais au-delà de ces expériences particulières, quelles relations il y a-t-il entre le religieux et la déficience mentale ? Certaines religions professent une attention toute particulière à l’égard des plus faibles d’entre les plus faibles. Les handicapés mentaux et les malades mentaux sont-ils de ceux-là ? Mais comment faire la différence entre la vocation à une véritable vie spirituelle et l’attrait de la chaleur humaine d’un groupe accueillant ? La pratique religieuse peut-elle avoir un effet positif sur la vie et l’équilibre de ces personnes ? Verra-t-on un jour prochain des médecins prescrire une retraite religieuse à leurs patients psychotiques ?
Avec Lucienne Coulon, aumônière protestante à l’hôpital psychiatrique de Mons « Le Chêne aux haies » et vice-présidente de l’Eglise Protestante Unie de Belgique (EPUB) ; Rebecca Mutombo, coordinatrice à l’Association socialiste de la Personne Handicapée (ASPH – Union nationale des mutualités socialistes) ; P. Dominique Dupire, OSB, supérieur du Prieuré Marie-Médiatrice à Herchies (Hainaut) ; Vassilis Saroglou, professeur de psychologie et directeur du Centre de psychologie de la religion (UCL). Avec un reportage de Sophie Timmermans, étudiante en journalisme à l’IHECS (Bruxelles)






