en tete bruxelles

« C’est la fête presque tous les jours : l’anniversaire d’un ami, l’arrivée d’un volontaire polonais, la visite d’un ancien responsable ou de ma cousine préférée (j’en ai plusieurs), la victoire de mon équipe de football favorite… les vacances avec le foyer ou en famille. J’adore décorer la table, choisir le menu, faire les courses pour le repas, couper le gâteau… et choisir ma part ! » 

Léopold, résident à l’Arche Bruxelles

« …on apprend des tas de choses ensemble : cultiver des potirons, travailler le bois, dessiner, calculer, faire du sport… Ce n’est pas toujours facile : parfois je m’énerve ou je me décourage, mais je ne me sens jamais seule : j’ai des copains, une éducatrice qui m’accompagne et des réunions avec mes parents et les responsables de l’Arche. Les meilleur moments : l’atelier informatique, et présenter aux autres les objets que j’ai réalisés. »

Claudia, inscrite au centre de jour « le Grain 

  

 Véronique, résidente au foyer "La Branche"

 

« Au début ce n’est pas très difficile de comprendre qui sont « les exclus » à l’Arche : bien sûr, ce sont les personnes avec un handicap qui sont au cœur des foyers, de nos communautés. Mais petit à petit, je me suis rendue compte que je ne suis pas tellement différente d’eux. Même si je ne suis pas handicapée mentale j’ai, moi aussi, des limites. Moi aussi, je ne sais pas faire tout ce que j’ai envie de faire. Moi aussi, je n’arrive pas à m’exprimer comme je le voudrais. Moi aussi, je suis, dans un certain sens, « pauvre ».

C’est une tentation de courir dans l’autre direction quand on est en face de cette réalité. Le choix de rester devant cette réalité est un choix radical. C’est radical parce que c’est plus « facile » de vivre dans le monde compétitif où je peux penser que je suis meilleure que les autres, que, si quelque chose ne marche pas, c’est la faute de quelqu’un d’autre, que je suis dans ma petite île où je suis supérieure. Les personnes avec un handicap m’ont montré un autre chemin – où ça va même si j’ai des limites, où je suis acceptée et où je peux m’accepter moi-même avec mes limites. C’est une école d’humilité et je trouve que c’est très important. »

Mélanie, Canada, ancienne volontaire

« Lorsque je me présentai au « Grain » il y a vingt ans, j’avais tout à apprendre du métier d’éducateur. Ma formation n’ayant aucun rapport avec cette profession, c’est sans doute autre chose qui a incité mes collègues et les personnes accueillies à me faire confiance, sans a priori. Le travail en équipe, avec des professionnels de tous horizons, les liens d’amitié qui se sont tissés, la variété des activités, et cette incomparable atmosphère de l’Arche ont fait le reste. » 

Jean-Paul, éducateur au centre d’activités de jour 

 

Denis, éducateur au centre d'activités de jour "Le Grain"

 

 « Jamais je n’aurais pu m’imaginer qu’à l’âge de trente ans, je serais responsable d’une « maisonnée » de dix personnes, dans laquelle j’exercerais les fonctions de comptable, d’intendante, d’éducatrice, de confidente, de diététicienne, de gestionnaire des ressources humaines, de médiatrice, de chauffeur, d’animatrice spirituelle et musicale... Ma formation de psychologue s’est ainsi complétée d’une expérience de terrain incomparable.

Tout cela est somme toute bien proche du quotidien, mais la fréquence des changements, les projets qui se bousculent, la collaboration avec les autres responsables, les progrès enregistrés chez les uns et les autres, et le sentiment d’être reconnue sont pour moi une intarissable source de fécondité. »

Fabienne, responsable d’un foyer

« Arrivé à Bruxelles, je me suis retrouvé plongé dans un monde insoupçonné : au cœur d’une grande ville très animée, très contrastée et, en même temps, très agréable, une maison paisible et ouverte. Les six personnes avec un handicap et leurs quatre accompagnateurs (certains étaient volontaires, comme moi, mais présents depuis quelques mois) m’ont accueilli comme si j’étais attendu depuis longtemps. Devant ma pratique hésitante du français, j’ai trouvé beaucoup d’indulgence et d’encouragements : chacun selon ses moyens prenait plaisir à m’apprendre de nouvelles formules et astuces, de nouvelles définitions, de nouveaux synonymes parfois très drôles… rien de tel que l’apprentissage d’une langue à partir des réalités et des contacts tout simples de la vie quotidienne. Cela complétait très efficacement les cours que je suivais quelques heures par semaine.

Durant mes temps de loisirs, j’ai pu découvrir la richesse culturelle de Bruxelles, la splendeur des villes historiques belges, la variété des paysages étonnante pour un pays relativement petit, la cordialité d’une population très ouverte à ce qui vient d’ailleurs.

Mais, par-dessus tout, c’est cette chaleur et cette authenticité des relations au sein des maisons de l’Arche qui m’ont touché durablement et m’ont ouvert les yeux sur moi-même autant que sur l’homme en général. Dans les moments plus difficiles, je ne me suis jamais senti abandonné par les professionnels qui encadrent les personnes handicapées : au contraire, j’ai trouvé auprès d’elles les appuis nécessaires pour continuer à aller de l’avant. Bref, cette année de réflexion avant les études supérieures m’a permis de préciser plus clairement mes choix d’orientation. »

Johannes, Allemagne, ancien volontaire

 « A l’occasion d’une journée portes-ouvertes, il y a vingt ans, je suis entrée en contact avec un foyer de l’Arche qui se trouvait près de chez moi. La magie a opéré instantanément, comme si j’attendais ce moment depuis toujours. Depuis lors, je participe à tous les grands et petits événements du foyer. Je m’y sens utile et reconnue, certes, mais cela n’est rien à côté de ce que j’y reçois quotidiennement, de ces petits gestes, de ce réconfort que j’y ai trouvé dans les moments difficiles de mon existence, de ce regard toujours neuf que l’on pose sur moi… »

Christine, bénévole en foyer

« Hébergé à l’Arche depuis douze ans, à l’issue de sa scolarité, notre fils Bertrand poursuit son évolution dans un cadre bien plus large que ce que lui permettait notre petite structure familiale. Il nous revient régulièrement avec quantités d’anecdotes à partager, de rencontres et d’expériences à relater.

Malgré d’inévitables petites différences de points de vue, nous sentons, de la part de l’équipe de professionnels et de volontaires de l’Arche, un désir de prendre en considération notre expérience de parents, d’avancer avec nous et de nous impliquer dans les décisions concernant les projets de Bertrand. D’année en année, la confiance mutuelle s’approfondit, et nous voyons avec une certaine forme de soulagement que notre fils peut se développer en sécurité sans dépendre entièrement de nous.

Edith et Jacques, parents de Bertrand

« … nous n’aurions jamais pu imaginer le nombre, la qualité et la variété des rencontres qu’allait nous offrir la présence de notre fille dans un foyer de l’Arche. »

Albert et Simone, parents d’Isabelle

 
 
 
Xavier, papa de Maxime